L’emprunt(e) volume 3 : Enregistrement public – Prairie Comeau

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Collection de morceaux revisités avec autant de chaleur que de désinvolture par Prairie Comeauformé de Anique Granger et de Benoit Archambault, deux artisans qui ont à cœur la passation de la mémoire chansonnière, L’emprunt(e) volume 3 – Enregistrement public a été enregistré devant public à la suite d’une résidence au Centre de création Boisbriand, le 3 octobre 2025.

Prairie Comeau se distingue par sa volonté de donner un souffle nouveau au répertoire traditionnel canadien-français. Après s’être révélé avec le EP L’emprunt(e) vol. 1 (2024) – rafraîchissante entrée en matière pour L’emprunt(e) vol. 2 dévoilés l’année suivante -, le duo rapplique aujourd’hui avec six nouvelles chansons enregistrées devant public. Avec cette proposition audacieuse, Prairie Comeau nous offre une parenthèse temporelle de transmission musicale directe, d’humains à humains, dans laquelle il fait bon se retrouver.

Composé de la Fransaskoise Anique Granger et du Québécois Benoit Archambault (Mes Aïeux), le projet s’affaire à réarranger, revisiter et interpréter des extraits du livre La bonne chanson peu exploités par le milieu trad. Puisant de façon délibérée dans les couleurs de la musique traditionnelle et dans les influences folk americana, la formation redirige l’éclairage sur ces pans du patrimoine en les rendant accessibles à un bassin plus large, tout en respectant leur essence. Il y a de ces histoires intemporelles qui ne demandent qu’à revivre de ce côté-ci de la modernité.

Justement, la manière qu’a Prairie Comeau de faire dialoguer le passé et le présent s’apprécie tout particulièrement sur L’emprunt(e) volume 3 – Enregistrement public par la nature de son format. La magie qui émane des interventions entre les chansons, des interactions avec le public engagé, des grands rires partagés et des applaudissements ne s’invente pas. Elle se vit, elle se capte. Tout simplement.

Le nouvel EP rassemble les pièces Partir, Plaisir d’amour, Élégie, Ici-bas, Tout le long de mon pays et Le tricot de laine, cette dernière composée par Théodore Botrel et publiée en 1903, qui rend hommage aux choses faites maison et à la main, à tout l’amour qu’elles peuvent contenir et à la transmission des savoirs ancestraux

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